NEW_TITLE: Disparités dans l’accès à l’eau potable en zones rurales marocaines
Disparités dans l’accès à l’eau potable en zones rurales marocaines
La question de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales marocaines demeure un défi majeur, malgré des progrès significatifs. Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a récemment présenté un bilan mitigé à la Chambre des représentants. Bien que le taux de raccordement à l’eau potable ait atteint 51 %, certaines régions reculées restent en grande partie non desservies, ce qui alimente les critiques et les inquiétudes au sein du parlement.
Des progrès notables, mais une couverture inégale
Depuis 2004, le Maroc a fait des progrès substantiels dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural. En effet, le taux de couverture est passé de 22 % en 2004 à plus de 51 % aujourd’hui. Cela représente une amélioration majeure, touchant environ 1,4 million de ménages. Cependant, cette expansion inégale laisse encore de nombreuses zones rurales et montagneuses dépendantes de bornes-fontaines ou de puits, faute de raccordements individuels.
Réforme de la gestion des ressources hydriques
Pour remédier à cette situation, le ministère a introduit une réforme destinée à transformer le modèle de gestion de l’eau. Le contrôle a été transféré aux sociétés régionales multiservices dans le cadre de la régionalisation avancée. Ces structures, encore en déploiement, visent à améliorer non seulement l’accès à l’eau potable, mais aussi à rehausser la qualité des services d’assainissement, dont la couverture reste inférieure à 10 % en milieu rural.
Planification stratégique jusqu’en 2030
La vision à long terme du ministère inclut un programme extensif d’équipement hydrique à l’horizon 2030. L’objectif est de desservir plus de 11 000 douars, complété par un programme additionnel visant près de 8 000 localités supplémentaires. Le coût total de cette initiative est évalué à environ 10 milliards de dirhams, soulignant l’engagement financier significatif du gouvernement pour améliorer la vie des populations rurales.
Infrastructures portuaires et dynamisation économique
Parallèlement, Nizar Baraka a mis en exergue le rôle des infrastructures portuaires dans l’économie marocaine. Avec près de 45 ports à travers le pays, ces installations sont vitales pour stimuler la croissance économique nationale. Des efforts de modernisation, de diagnostic régulier et de maintenance continue ont été soulignés, nécessitant un investissement de plus de 1,5 milliard de dirhams durant la dernière décennie.
Réformes et digitalisation
En outre, une révision de la gouvernance portuaire est en cours d’examen. Cette réforme propose de transformer l’Agence nationale des ports en société anonyme pour accroître son efficacité. La stratégie nationale embrasse également la digitalisation des opérations logistiques, la simplification des formalités et l’intégration de normes écologiques, visant à créer un secteur portuaire plus compétitif et durable.
Projets structurants : Nador West Med et Dakhla Atlantique
Deux projets majeurs retiennent l’attention : le port de Nador West Med et le port Dakhla Atlantique. Ces plateformes ne sont pas uniquement des atouts économiques, elles font également partie intégrante de la stratégie nationale en faveur des énergies propres, y compris l’hydrogène vert. Ils promettent de renforcer la position du Maroc en tant que hub logistique et énergétique vers l’Afrique et au-delà.
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META_DESCRIPTION: Découvrez les défis et stratégies du Maroc pour améliorer l’accès à l’eau potable en zones rurales, malgré des progrès significatifs.
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