NEW_TITLE: Inégalités du marché du travail : Jeunes et femmes en première ligne
Inégalités du marché du travail : Jeunes et femmes en première ligne
Le récent rapport du Haut-commissariat au plan (HCP), à travers l’Enquête sur la main-d’œuvre 2026 (EMO2026), lève le voile sur la réalité complexe du marché de l’emploi au Maroc. Avec un taux de chômage national fixé à 10,8% au premier trimestre 2026, le rapport met en lumière des disparités significatives parmi les différentes catégories de la population, soulignant les difficultés particulières rencontrées par les jeunes et les femmes.
Taux de participation : Décrochage des femmes
Le taux de participation global à la vie active est de 41,8%, mais ce chiffre global masque des différences notables entre les sexes. Selon l’EMO2026, la participation des hommes au marché du travail atteint 66,4%, tandis que celle des femmes stagne à seulement 17,5%. En termes de représentation dans la force de travail, les femmes ne constituent que 21%, ce qui fait ressortir leur faible rôle dans le tissu économique national.
Emploi des jeunes : Un défi persistant
Les jeunes, en particulier les 15-24 ans, continuent d’affronter des difficultés considérables pour entrer sur le marché du travail, avec un taux d’emploi de seulement 16,6%. Cette tranche d’âge enregistre également un taux de chômage alarmant de 29,2%, un signe persistant de leurs difficultés d’intégration professionnelle.
Répartition sectorielle de l’emploi
Le secteur des services demeure le principal secteur pour l’emploi, abritant 49,1% de la population active. Bien que l’agriculture, la sylviculture et la pêche suivent avec 24,5%, elles dominent principalement les zones rurales où plus de la moitié des actifs en dépendent. L’industrie et le secteur du BTP, avec respectivement 1,409 million et 1,314 million d’emplois, complètent ce tableau.
Disparités régionales marquées
Les disparités régionales renforcent encore la complexité de la situation. Des régions comme Dakhla-Oued Ed-Dahab montrent un taux de participation élevé à 63,9%, contrastant avec Drâa-Tafilalet, où ce taux plonge à 31,1%. Pour le chômage, Laâyoune-Sakia El Hamra affiche le taux le plus élevé avec 20,3%, tandis que Dakhla-Oued Ed-Dahab se place en bas de l’échelle avec 5,7%.
Au-delà du chômage : Sous-emploi et main-d’œuvre potentielle
Un ajout important de l’EMO2026 réside dans la reconnaissance du sous-emploi et de la main-d’œuvre potentielle. Environ 671 000 personnes vivent en situation de sous-emploi, et 884 000 font partie de la main-d’œuvre potentielle, illustrant des réalités économiques non représentées par les seules statistiques du chômage.
Le taux composite de sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui prend en compte le chômage strict, le sous-emploi et la main-d’œuvre potentielle, s’élève à 22,5% à l’échelle nationale. Ce chiffre est particulièrement marquant pour les femmes et les jeunes de 15 à 24 ans, atteignant respectivement 31,1% et 45,3%, démontrant l’étendue des défis auxquels ils sont confrontés.
En conclusion, le rapport EMO2026 met en exergue les disparités persistantes et les défis structurels du marché du travail marocain, qui impactent plus fortement certaines franges de la population, comme les femmes et les jeunes. Ces chiffres appellent à des politiques ciblées pour améliorer l’accès équitable à l’emploi et favoriser l’inclusion économique de tous.
FOCUS_KEYWORD: marché du travail
META_DESCRIPTION: Découvrez les inégalités du marché du travail marocain : jeunesse et féminité aux premières loges des défis d’emploi en 2026.
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